Le collectif de repreneurs


Tou·te·s originaires des 5 coins de la France, nous avons migré vers le Loir-et-Cher pour des raisons variées : trouver du travail, ou suivre nos moitiés. Nous avons tou·te·s croisé la route de la Guilbardière qui nous réunit aujourd'hui autour de ce projet de reprise.

De gauche à droite :  Mathieu Liaigre, Mélanie Bournez, Melaine Travert,
Bertrand Monier, Emily Destaerke-Fontaine.

Notre projet agricole se base sur : 

l'agro-écologie - l'autonomie - l'ancrage local - le collectif

En partant des aspirations individuelles, nous avons consacré 
nos premières réunions (janvier 2018) à la construction des fondations idéologiques du projet : 

 Nos attentes 


Nous souhaitons : 

  • Mettre en place un système pour que notre travail quotidien soit viable et vivable


  • Produire une alimentation de qualité jusqu’au produit fini


  • Créer une dynamique sur la ferme en accueillant des visiteurs et des événements.


  • Baser notre fonctionnement collectif sur la coopération et les grands principes de la sociocratie


Nos valeurs

Nous œuvrons pour : 

  • une agriculture pleinement intégrée dans son environnement naturel


  • une alimentation saine en respectant le bien être animal


  • l'autonomie de la ferme (alimentaire et énergétique)


  • une ferme ouverte à son territoire


  • l'égalité de salaire et le partage des tâches entre associés


  • l'écoute, le respect et la bienveillance dans l'équipe


  • exercer une activité quotidienne essentielle à l'être humain dans toute sa simplicité


  • la transmission de savoirs au sens large (entre associé et avec des visiteurs)


  • la solidarité dans la profession d'agriculteur



Bertrand


Vu par les 4

Monsieur "nouille et barbu", connu pour son sourire et sa bonne humeur, il est celui qui rassemble et qui fédère. Toujours bienveillant.


Bio express

Ingénieur agronome, j’ai travaillé pendant plusieurs années en tant qu’ouvrier agricole polyvalent au sein de 8 exploitations différentes dans le but de découvrir 
le métier et d’élaborer mon projet d’installation.

Devant les difficultés d’accès à la terre, j’ai d’abord lancé, en 2015, mon activité 
de pastier sur le site de la ferme de la Guilbardière. L’objectif était, dans un premier temps, de pouvoir lancer la partie transformation de l’activité que je voulais créer. En attendant d’avoir accès à la partie agricole, j’ai pu collaborer avec la ferme 
de la Guilbardière pour le choix des variétés et les méthodes de culture du blé 
que je transforme en nouilles.

Par ailleurs, j’ai toujours été actif au sein d’associations agricoles, ou proches 
du milieu agricole où j’ai aimé travailler en collectif. J’ai donc toujours imaginé 
mon installation avec d’autres et aujourd’hui que la ferme de la Guilbardière 
se libère j’ai l’opportunité d’aller au bout de ce projet.



Melaine


Vu par les 4

La tête en l'air mais les pieds bien sur terre, c'est l'agronome de la bande. Intarissable sur la terre, il a le contact facile et l'âme d'un artiste. 


Bio express

Je suis originaire de Rennes. J'ai démarré mes études d'agronomie par un stage 
dans un verger bio. Bien que très éloigné de l'agriculture, j'ai tout de suite compris que je voulais travailler sur une ferme et que c'était là que je pourrais vraiment mettre en pratique "la science biologique". J'ai multiplié les expériences agricoles 
et j'ai travaillé 5 ans directement au services des agriculteurs bio de la Mayenne 
en tant qu'animateur dans leur association départementale (le CIVAM Bio 
de la Mayenne). J'y ai appris énormément et fait de nombreuses rencontres, 
mais au bout d'un certain temps la volonté de mettre les mains "dedans" 
et d'expérimenter par soi-même a pris le dessus. 

Après un séjour à Paris pour rejoindre ma compagne et pour fonder ensemble 
une famille, je l'ai suivie dans le Loir-et-Cher et, rapidement, j'ai rencontré 
la ferme de la Guilbardière où j'ai commencé à travailler en 2016. C'est un endroit où les terres et le climat ne sont pas très faciles, mais c'est un élevage qui a été
 bien pensé pour travailler efficacement et sans sur-consommer (d'énergie, 
de machines...). Je suis convaincu qu'on peut produire proprement des aliments 
de qualité en utilisant raisonnablement l'énergie et les ressources, et cela 
en utilisant au mieux la base de l'agriculture biologique : la polyculture-élevage. 
Il y a des pratiques à inventer, à élaborer à plusieurs et c'est passionnant. 

Emily


Vu par les 4

Voilà quelqu'un sur qui on peut compter !
Heureusement qu'il y a une pragmatique dans cette bande d'idéaliste.  


Bio express

Je suis originaire du Nord (59). Anciennement chargée de missions et d'opérations 
dans l'aménagement du territoire, j'ai travaillé dans différents départements de l'ouest et du centre de la France. Bien que ces expériences furent passionnantes, j'avais besoin d'avoir une activité plus proche de la terre! Et quoi de mieux que l'agriculture pour œuvrer à l'aménagement du territoire? Je suis donc revenue m'installer avec ma famille dans le Loir-et-Cher.
 

Installée en 2016 sur les Montils, j'ai pu amorcer ma reconversion professionnelle. L'objectif? Exercer une activité indépendante mais en collaboration, produire des produits alimentaires de qualité et sains, respecter l'environnement au sens large et favoriser le développement local et le lien social (transmettre, échanger...).


Cette reconversion à pu prendre forme grâce de nombreuses rencontres et stages dans l'agriculture paysanne et/ou biologique, ainsi qu'à l'accompagnement 
de l'ADDEAR 41 sur l’émergence et la construction du projet d'installation, 
et l'accès aux formations et stages ! 

Ce projet arrive aujourd'hui à sa concrétisation avec la reprise collective 
de la Ferme de la Guilbardière en 2020 !





©Cyril Chigot

Mathieu

   

Vu par les 4

Le grand spécialiste des oiseaux, la légende veut qu'il puisse reconnaître un oiseau
à plus d' 1 km. Il chouchoute les vaches depuis sa plus tendre enfance et sera
leur colocataire.


Bio express

Enfant de la Gâtine Deux-Sèvriennes, j’ai grandi dans des fermes d’élevage, celles 
de mes grands parents (paternels et maternels), puis celle de mon père et mon oncle. Donc rien d’étonnant de me retrouver aujourd’hui dans ce projet de reprise 
de la Ferme de la Guilbardière, me direz-vous ?

Et pourtant si. Je n’étais pas vraiment intéressé par l’agriculture au sens "production" et j’entends encore mon père dire : « fais des études et trouve un boulot qui te plait et qui soit moins contraignant »...


Je me suis alors tourné vers l’écologie, mais très rapidement j’ai compris 
que le territoire était principalement modelé par les paysans et c’est pourquoi 
j’ai orienté mes débuts professionnels à la croisée entre l’écologie et l’agriculture. Mais derrière un bureau, au téléphone ou même sur le terrain en "chargé 
de mission", il me manquait la dernière marche pour mener à bien mon projet 
de rapprocher l'environnement de l'agriculture.


Aujourd’hui, c’est donc en conscience des difficultés liées au métier de paysan 
et des nombreuses interactions avec la nature que cette installation, sur une ferme à taille humaine, diversifiée, biologique et en collectif, nous permettra de récréer 
un îlot de biodiversité en Sologne-viticole. Et j’y mettrai beaucoup d’énergie !


Mélanie


Vu par les 4

Une Mémèl qu'est loin d'être une mémé.
Un bouquet d'énergie qui part en cueillette se piquer les fesses dans les orties.

Bio express

Je pourrais commencer en disant que j'ai grandi entouré de Montbéliardes, 
avec du comté sur la table à tous les repas et que ça créé quelques addictions... ! Même si tout cela est vrai, ce n'est pas mon moteur principal dans ce projet. 
Animée par l'envie de travailler avec l'humain et la nature, j'ai débuté par des études d'animation socio-culturelle. Après diverses expériences de ''sensibilisation 
à l'environnement'' et de volontariat international, je débarque en 2012 dans le 41 pour rejoindre le mouvement d'éducation populaire ''MRJC'' en tant que coordinatrice régionale. 



En parallèle de mes premiers boulots et divers engagements associatifs, 
j'ai développé d'autres passions autour de l'apiculture et des plantes, notamment. 
A l'approche de la trentaine, il est temps pour moi d'impulser un changement dans mon quotidien pour y ajouter plus d'authenticité, de mouvement et de créativité. 
Je me lance alors dans le montage d'un projet autour de la production 
et transformation de plantes. Après quelques stages et formations, je débute 
mon activité sur la ferme en mars 2019 accompagnée par la Coopérative d'Installation en Agriculture Paysanne.



Dans ce projet collectif, ce qui me booste aujourd'hui c'est la dynamique 
de notre groupe, la production d'une alimentation saine pour notre territoire proche, en travaillant avec tout ce qui nous entoure (sols, biodiversité...).