Un Groupement Foncier Agricole


Nous souhaitons mettre en place un Groupement Foncier Agricole pour acquérir dans un premier temps des bâtiments, puis des terres.

Un GFA qu'est-ce que c'est ?

Un groupement foncier agricole (GFA) permet d'acquérir en commun des bâtiments et/ou des terres agricoles. C'est une société civile spécifique à l'agriculture proche des SCI (Société civile immobilière). 
Elle a été créée dans les années 1970 pour favoriser la reprise des fermes en favorisant la transmission 
de parts plutôt que du patrimoine. 
Cette forme juridique a beaucoup évolué et son utilisation peut aussi se faire dans des cadres mutuels 
de portage de l'investissement immobilier et du foncier (ce qui est notre cas). 
Aujourd'hui, nous ne proposons pas d'achat de terres, mais nous souhaitons que cela soit le cas lorsque des propriétaires souhaiteront vendre.


Un GFA permet de faciliter la reprise, l'installation, l'agrandissement, mais aussi la transmission du patrimoine foncier des fermes. Il permet de sécuriser le repreneur en diminuant la charge de l'investissement de départ et en pérennisant l'unité foncière de la ferme. 
En achetant à plusieurs des bâtiments et des terres agricoles, on évite le morcellement et l'éparpillement du capital tout en facilitant la transmission.

Cette pérennité va au-delà des fermiers présents au moment de la création du GFA, puisqu'en cas de départ, ceux-ci ne pourront revendre que leur part (et non des terres) préservant ainsi l'unité de la ferme et facilitant l'installation de nouveaux agriculteurs.

Pourquoi 

voulons-nous

 créer un GFA ?

Une agriculture de plus en plus capitalisée

200 fermes disparaissent chaque semaine 
en France. En 20 ans, le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par 2. 
Une des causes de ce déclin est la difficulté pour les repreneurs éventuels de racheter 
des fermes toujours plus capitalisées.

Ce constat est particulièrement vrai 
dans l'élevage laitier. Presque 1 ferme sur 3 qui disparaît est une ferme de vaches laitières Entre 2010 et 2015, 16 000 fermes disparaissaient alors que dans le même temps la taille des cheptels passait de 49 à 58 vaches en moyenne!


Avec ses 35 vaches laitières, la ferme de 
la Guilbardière est plutôt une « petite » ferme dans ce contexte. Pourtant, le projet de reprise que nous avons travaillé représente un investissement total de 800 000 euros.

Nous vous sollicitons donc pour participer 
au rachat de la partie immobilière de la ferme, soit 400 000 euros.


Diluer la propriété

Cette capitalisation a pour conséquence de rendre d'un côté l'agriculture inaccessible pour les porteurs de projets et de l'autre très attractive pour les investisseurs. En effet, on commence à observer une concentration de la propriété dans les mains de quelques uns. On a eu l'exemple près de chez nous, dans l'Indre, de l'achat de milliers d'hectares par des investisseurs chinois ou un peu plus loin du projet de la ferme des milles vaches détenue par un seul investisseur qui a fait fortune dans le BTP.


Face au coût élevé des terres et des fermes, l'achat en commun par des citoyens est une solution.
Ne concentrons pas la propriété, diluons-la.

Créer un élan autour du projet, l'aventure humaine

Notre projet, nous le voulons résolument ouvert. Nous souhaitons fédérer les énergies autour de la ferme, que notre projet soit une aventure humaine au-delà de notre petit groupe de 5 personnes.

Nous espérons que la création de ce GFA permettra de créer des liens qui aillent au-delà du seul lien financier.


Gagner sa vie par le travail,
pas par la capitalisation 

La plupart des agriculteurs gagnent peu pendant leur carrière préférant réinvestir et réduire leurs cotisations. En conséquence, leur retraite est souvent maigre. En 2015, ils touchaient en moyenne 730 euros pour une carrière complète, contre 1 800 euros pour l'ensemble des Français. Beaucoup espèrent se « faire leur retraite » sur la vente de leur outil de travail, mais quand moins d'un ferme sur 3 est reprise, le calcul est souvent risqué.


Nous souhaitons sortir de ce modèle et valoriser le travail. Diminuer notre investissement de départ nous permettra donc de mieux gagner notre vie et donc de cotiser plus.


Soutenir la pérennité de l'activité de la ferme de la Guilbardière au-delà des repreneurs actuels

Ce que nous voulons garantir à travers ce GFA, c'est la pérennité de la ferme de la Guilbardière et de ses valeurs (agriculture paysanne et biologique, circuits courts, autonomie,...)
Posséder les bâtiments à plusieurs c'est s'assurer que la ferme ne soit pas revendue pour un projet autre qu'en agriculture biologique.
Aujourd'hui aucune terre cultivée sur la ferme n'est à vendre, mais nous avons aussi choisi ce modèle pour que le GFA puisse acheter les terres qui, un jour, seront à vendre.


Créer un outil adapté à notre génération, faciliter les entrées 
et sorties dans le GAEC

Lorsque nous avons commencé à nous réunir pour réfléchir à ce que nous voulions, l'envie de rester libre et de ne pas s'enfermer dans ce métier est ressortie. 
Il nous est donc apparu essentiel de pouvoir faciliter les entrées et les sorties d'anciens et de nouveaux associés. Diminuer l'investissement initial est aussi une solution pour cela.

Vous trouverez ci-dessous la liste des bâtiments, que le GFA achètera par ordre 
de priorité en fonction de la somme collectée.

Salle d'accueil

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120 000€
127 m²

Une petite cuisine, des sanitaires et une grande salle pour les animations en bas. Une grande salle pour toutes sortes d'usages à l'étage.

Bâtiment d'élevage

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100 000€
1572 m²

Stabulation des vaches en production, salle de traite, laiterie, bâtiments pour 
les génisses, séchage en grange, stockage tracteur et matériel, atelier et stockage paille. Des panneaux photovoltaïque sur certaines toitures resteront en propriété aux cédants

Atelier de transformation des produits laitiers

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80 000 €
70 m²

Une salle pour la mise en bouteille du lait, une salle de transformation pour 
la faisselle, une chambre froide et un sas qui sert aussi de magasin.

Evolution :
Adaptation de l'atelier pour pouvoir fabriquer des fromages lactiques affinés.

Vieux bâtiments du corps de ferme

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80 000 €
357 m²

Stockage des céréales dans des silos, chaufferie, garages pour les véhicules et dépôts de matériels en tout genre (bois, semoir, fioul, visserie, débarras etc.)

Evolution : 
Installation d'un atelier PPAM et pâtes (à l'installation).
Installation d'une meunerie collective avec 2 autres fermes (d'ici 2 ans).

Bureau

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22 000€
36 m²